Le Premier ministre, Andrej Babiš, et le président de la Chambre des députés, Tomio Okamura, ne seront pas poursuivis en justice. En effet, comme attendu en raison de la répartition des forces en son sein, et conformément à la recommandation qui avait été faite en février dernier par la commission en charge des mandats et des immunités, la Chambre des députés n’a pas voté, jeudi, en faveur de la levée de leur immunité parlementaire.

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Les leaders du mouvement ANO et du parti d’extrême droite SPD sont mis en cause dans deux affaires distinctes. Tandis qu’Andrej Babiš est accusé de fraude aux aides européennes dans le cadre de la construction, à la fin des années 2000, d’un vaste complexe touristique au sud de Prague appelé « Nid de cigognes » (« Čapí hnízdo », en tchèque), Tomio Okamura fait, lui, l’objet de poursuites en raison de l’utilisation d’affiches tendancieuses lors de la campagne menée par sa formation avant les élections sénatoriales et régionales en 2024. En juillet dernier, il avait été inculpé pour incitation à la haine raciale.

Jeudi, parmi les 186 députés présents dans l’assemblée, 104, tous membres des trois partis formant la coalition gouvernementale, ont voté contre la levée de l’immunutié parlementaire, contrairement aux représentants des partis de l’opposition. Andrej Babiš comme Tomio Okamura estiment que les poursuites les visant sont « instrumentalisées » et « motivées par des intérêts politiques ».

Guillaume Narguet

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