Les 26èmes Journées scientifiques annuelles (JSA) de la Société ouest-africaine de chimie (SOACHIM) se sont déroulées du 11 au 14 août 2026à l’Université de Lomé (UL). Durant ces quatre jours, plus de 500 scientifiques, enseignants-chercheurs, doctorants, industriels et décideurs venus d’Afrique de l’Ouest se sont penché sur comment transformer la recherche en réponses concrètes aux fragilités sanitaires, alimentaires, énergétiques et environnementales du continent. Autrement dit, sur comment faire de la science un instrument directement utile au développement durable.
En effet, la sécurité sanitaire renvoie à la qualité des médicaments, de l’eau, des aliments et des produits utilisés quotidiennement ; la sécurité alimentaire dépend également de la capacité à analyser, conserver, transformer et sécuriser les productions. Quant à la transition énergétique, elle suppose de développer des procédés moins dépendants des combustibles fossiles. La dimension maritime occupe une place particulière dans les débats. Le ministre délégué chargé de l’Économie maritime a mis en avant les efforts engagés par le Togo pour développer l’économie bleue et rappelé le rôle que peut jouer la chimie dans la valorisation durable des ressources halieutiques. La discipline intervient également dans la surveillance et la réduction des pollutions qui affectent les zones côtières.
L’autre enjeu des JSA 2026, qui sont tombées à pic à un moment où la recherche africaine est appelée à démontrer son utilité au-delà des publications et des conférences, concerne la relève. À l’ouverture officielle, le ministre de l’Éducation nationale a insisté sur l’importance accordée par le gouvernement togolais, comme par les autres États de la sous-région, à la recherche en chimie.
Il était temps de faire de la chimie un levier d’autonomie pour le continent africain.
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