le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a instruit, le mardi 02 décembre à Lomé, le ministre de la Justice, Pacôme Adjourouvi, de lui « soumettre des mesures de grâce élaborées sur la base des principes d’équité et de justice concernant les dossiers des détenus purgeant une longue détention, de ceux qui ont commis des délits mineurs ou des détenus âgés, en fin de peine ou gravement malades ».
C’était lors de son discours sur l’état de la nation à la deuxième séance du parlement réuni en congrès.
Le président du Conseil, Faure Gnassingbé a précisé qu’il ne s’agit en aucun cas de laxisme. Il a également insisté sur la nécessité de préserver la dignité humaine dans les établissements pénitentiaires, afin de favoriser la réinsertion sociale des personnes libérées. « Les réformes que nous conduisons ne concernent ni les crimes de sang, ni les atteintes graves à l’intégrité physique ou à la vie. Pour ces actes, la rigueur restera la règle. Les mesures que nous proposons relèvent d’une exigence d’humanité, mais aussi du respect de nos engagements internationaux. Nos établissements pénitentiaires doivent préserver la dignité humaine afin de permettre la réinsertion sociale des personnes qui recouvreront leur liberté », a-t-il affirmé.
Cette modernisation du système pénitentiaire sera accompagnée d’une lutte continue contre la corruption, d’une transparence accrue et d’un effort déterminé pour garantir l’accès aux droits à tous les Togolais, quelle que soit leur condition sociale ou leur lieu de résidence, a rassuré le Président du Conseil.
Par ailleurs, le président du Conseil a insisté sur l’importance de définir non seulement les objectifs, mais également les méthodes pour les atteindre, soulignant que la République doit évoluer vers une gouvernance plus efficace et responsable.







