Le Directeur général (DG) par intérim de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), Aftar Touré Morou a lancé, le lundi 23 mai à Lomé, la campagne de vulgarisation du code d’éthique et de déontologie dans la commande publique. La vulgarisation de ce code adopté par le gouvernement pour moraliser le secteur de la commande publique intervient dans le contexte de l’adoption de nouveaux textes plus modernes devant régir la commande publique. Elle fait suite au rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) stipulant que « la passation des marchés publics est l’une des activités gouvernementales les plus vulnérables à la corruption ». Partant, la campagne de vulgarisation a donc pour objectif de sensibiliser les acteurs impliqués sur ledit code. Il s’agit surtout d’amener ceux-ci à prendre connaissance de son contenu en vue de faciliter sa compréhension et l’application de ses dispositions. Selon le DG par intérim de l’ARMP, les risques élevés de corruption dans la commande publique s’expliquent, notamment par les intérêts financiers en jeu, la complexité des procédures ou encore l’interaction étroite entre les agents de la fonction publique et les entreprises privées. « Le gouvernement togolais a compris très tôt ce problème et a choisi de s’attaquer à ses racines à travers l’adoption de textes préventifs et répressifs destinés à empêcher un tant soit peu sa propagation », a ajouté M. Morou Le DG par intérim a relevé l’enjeu de la vulgarisation du présent code d’éthique et de déontologie. Pour lui, il s’agit de replacer l’intérêt général au premier plan en agissant, d’une part, sur les conflits d’intérêt intervenant dans les marchés publics et, d’autres part, en restaurant la confiance des citoyens dans toutes les sphères de la passation de l’exécution, du règlement, du contrôle et de la régulation des marchés publics et des contrats de partenariat public-privé. « S’il est quasi impossible de venir à bout de la corruption, il est tout à fait envisageable de la prévenir ou du moins de minimiser son impact. C’est dans ce cadre que l’ARMP a mis en place un dispositif d’alerte et de dénonciation comportant, entre autres, un numéro vert, 80008888, pour dénoncer tous les cas de fraudes et de violations flagrantes dans la commande publique», a conclu M. Morou. YE/MG






