Depuis plusieurs semaines, le Mali fait face à une situation préoccupante liée à la sécurité des transports de carburant. Les camions-citernes, essentiels à l’approvisionnement du pays, sont devenus la cible récurrente d’attaques terroristes sur plusieurs axes routiers, notamment dans les régions du Nord et du Centre. Ces agressions répétées ont causé la mort de plusieurs chauffeurs, blessé d’autres et fait craindre une rupture d’approvisionnement dans la capitale et dans de nombreuses localités du pays.

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Bamada.net-C’est dans ce contexte tendu qu’une polémique a éclaté à la suite des propos tenus par Aboubacar Sidiki Fomba, membre du Conseil national de la Transition (CNT) et président de la Commission Santé. Lors d’une sortie publique, le conseiller a affirmé que certains chauffeurs seraient complices des groupes armés terroristes, leur reprochant de refuser les escortes mises en place par les Forces armées maliennes (FAMa).

UNE DÉCLARATION QUI A PROVOQUÉ UNE ONDE DE CHOC

Ces accusations ont immédiatement suscité la colère des chauffeurs-citernes, regroupés au sein de leur syndicat. Se sentant injustement pointés du doigt, ils ont dénoncé avec vigueur des propos jugés « inacceptables » venant d’un responsable de cette envergure. Selon eux, ces déclarations jettent l’opprobre sur toute une corporation déjà fragilisée par les dangers de la route et les conditions de travail extrêmement difficiles.

Les représentants des chauffeurs ont rappelé qu’ils exercent leur métier dans un contexte d’insécurité extrême, traversant des zones où les attaques terroristes sont fréquentes. Plusieurs d’entre eux ont perdu la vie dans l’exercice de leur fonction, d’autres ont été grièvement blessés, souvent sans qu’aucun représentant de l’État ne se déplace pour présenter des condoléances ou assister à leurs funérailles.

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