Un atelier national d’enrichissement et de validation du projet de plan d’action consolidé de mise en œuvre des recommandations du deuxième cycle de l’Examen
Périodique Universel (EPU) et des organes de traités se tient à Lomé du 5 au 8 décembre.
L’atelier est initié par le secrétariat auprès du ministre de la Justice et des Relations avec les Institutions de la République chargé des droits de l’Homme conformément au plan de travail biennal 2017-2018 relatif au « projet d’appui à la mise en place d’une infrastructure de paix durable. Il réunit 57 participants relevant des départements ministériels, des institutions de la République, des organes du système des Nations Unies et des organisations de la société civile intervenant dans le domaine des droits de l’Homme. La finalité est d’élaborer un nouveau plan d’action consolidé de mise en œuvre de toutes les recommandations de l’EPU et des organes de traités. Il est spécifiquement question d’enrichir ce document élaboré par le comité technique du secrétariat d’Etat chargé des droits de l’Homme et de le valider par toutes les parties prenantes.
Les préposés auront au cours de cette période à réfléchir sur les actions, les programmes, les politiques et les moyens susceptibles de concourir à la mise en œuvre efficace et concertée des recommandations acceptées au titre du 2e cycle de l’EPU. Ils procéderont également à l’évaluation du plan d’action du premier cycle afin d’aboutir à un nouveau plan qui prenne en compte aussi bien les recommandations du 1er cycle non encore mises en œuvre que celles du 2e cycle.
La cérémonie de d’ouverture des travaux a été présidée par la secrétaire d’Etat chargée des droits de l’Homme, Madame Nakpa Polo en présence des délégués du PNUD.
Madame Polo a évoqué la place de choix qu’accorde le gouvernement à la mise en œuvre des recommandations issues de l’EPU pour le triomphe de la justice partout au Togo. Elle a exprimé sa reconnaissance au PNUD pour son appui financier, puis exhorté les participants à prendre une part active aux travaux pour doter le Togo d’un nouveau mécanisme de promotion et de protection des droits de l’Homme.
Institué en 2006, l’EPU est un mécanisme qui, chaque quatre ans et demi, attire l’attention des acteurs nationaux et internationaux sur la mise en œuvre des engagements pris par les Etats en matière des droits de l’Homme, notamment sur des questions communes de développement et du bien-être des populations. L’EPU se veut aussi un processus stratégique destiné à garantir le respect et la promotion des libertés et un apport de réponses cohérentes et aux situations attentatoires aux droits humains. Il permet d’évaluer les avancées et de relever les défis auxquels sont confrontés les Etats. Au terme de ce deuxième examen, sur les 195 recommandations formulées par les Etats membres et observateurs, le Togo a accepté 167 et en a noté 28. Au nombre de celles-ci figurent l’élimination des tortures et des détentions, l’amélioration de la sécurité des personnes, la promotion des procès équitables et la garantie des libertés fondamentales.






