Madagascar s’engage dans une coopération internationale contre les infractions en ligne. Le Conseil des ministres du 4 août a donné son feu vert à l’intégration de la Grande île à un réseau international spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité. Initié par la République populaire de Chine, ce dispositif vise à renforcer la coopération internationale face aux infractions commises au moyen des téléphones et des réseaux numériques. La mise en œuvre de cette décision mobilisera plusieurs ministères, notamment ceux des Affaires étrangères, de la Justice, de la Sécurité publique, du Développement numérique, des postes et des télécommunications, ainsi que de la Gendarmerie nationale.

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À l’image d’Interpol ou d’Afripol, ce réseau vise à faciliter la coopération entre les pays face aux infractions numériques. Sa particularité est d’être spécialisé dans la cybercriminalité, devenue de plus en plus transnationale avec le développement des technologies de l’information et de la communication.
D’après le ministère de la Sécurité publique, une même infraction peut en effet impliquer plusieurs pays.Un auteur basé à Madagascar peut, par exemple, produire ou diffuser un contenu illicite, tandis que les destinataires ou les complices se trouvent dans d’autres pays. Dans ce type de dossier, la coopération internationale est indispensable pour identifier les auteurs, retracer leurs activités numériques et rassembler les éléments de preuve, indique le ministère.

De son côté, la Police souligne qu’à Madagascar, les infractions liées à l’utilisation du téléphone et d’Internet font déjà l’objet de plaintes quotidiennes auprès des services compétents. Les escroqueries en ligne et par téléphone figurent notamment parmi les faits régulièrement signalés. Les auteurs peuvent agir derrière un téléphone ou un écran et recourir à des techniques permettant de dissimuler leur identité et leur localisation, ce qui complique considérablement leur identification.

Selon la Police, la lutte contre ces infractions se poursuit au quotidien, avec l’objectif de combiner prévention, sensibilisation et poursuites judiciaires. Cette approche vise à réduire le nombre de victimes tout en renforçant les capacités d’enquête. « La lutte contre la cybercriminalité ne repose toutefois pas uniquement sur la répression. La sensibilisation des utilisateurs aux risques liés à Internet constitue également un levier essentiel », explique la Police.

L’adhésion de Madagascar à ce réseau devrait ainsi permettre de renforcer les échanges avec les pays partenaires et de faciliter la coopération dans les dossiers à dimension transnationale. Des réunions techniques et plusieurs étapes restent toutefois nécessaires avant la mise en œuvre concrète de cette coopération.

par2424.mg

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