En réaction à la grève des 24, 25 et 26 septembre 2025 lancé par le Syndicat des employés et cadres des banques (SYNBANK) et celui des assurances (SYNASSUR), le ministère en charge du Travail a apporté, le mercredi 24 septembre, des éclaircissements par rapport à ce mouvement.
« Depuis le 20 septembre 2024, les dirigeants de SUNU BANK-Togo ont initié une procédure de licenciement pour motif économique visant 120 salariés, invoquant les difficultés auxquelles cet établissement est confronté », a indiqué le communiqué du ministre de la Réforme du service public, du Travail et du Dialogue social en charge du Travail, Gilbert Bawara. Dans ce contexte, les services compétents de l’Etat notamment les ministères chargés des Finances et du travail ont engagé des démarches de dialogue et de conciliation avec les parties prenantes, afin de rechercher des solutions appropriées à la situation. Ces démarches ont permis d’examiner les préoccupations et les doléances des travailleurs concernés, mais aussi les difficultés auxquelles l’employeur est confronté.
« Le 21 août 2025, les organisations syndicales du secteur bancaire, financier et des assurances, en l’occurrence le SYNBANK et le SYNASSUR, ont introduit un préavis de grève, réclamant notamment l’annulation pure et simple du licenciement pour motif économique à SUNU BANK-Togo au motif que les raisons invoquées ne sont pas réelles et sérieuses, ainsi que l’annulation de toutes les poursuites à l’encontre d’un délégué du personnel d’ECOBANK-Togo », a précisé le communiqué.
Pour le ministre, depuis l’introduction d’une procédure de licenciement pour motif économique par les dirigeants de SUNU BANK-Togo en septembre 2024, des objections soulevées constamment par les délégués syndicaux et du personnel de cet établissement ont entravé le bon déroulement des négociations entre les parties malgré les efforts du ministère chargé du Travail.
Les démarches menées par les ministres chargés des Finances et du Travail affirme M. Bawara « ont permis d’obtenir, d’une part une baisse significative du nombre de salariés visés par la procédure de licenciement pour motif économique, qui passe désormais à 42 agents, et d’autre part des mesures additionnelles d’accompagnement de la part des dirigeants de SUNU BANK-Togo ».
Les services compétents de l’État se sont engagés, poursuit le ministre « à veiller au respect scrupuleux de tous les droits légaux reconnus aux travailleurs concernés, mais aussi à l’application des mesures d’accompagnement obtenues dans le cadre des efforts de dialogue et de conciliation menés par les ministres chargés des Finances et du Travail ».
Sur la question du délégué du personnel d’ECOBANK-Togo dont l’annulation des poursuites à son encontre est réclamée par les initiateurs du préavis de grève, le ministre a apporté des clarifications : « l’intéressé a fait l’objet de façon régulière d’une procédure disciplinaire et les poursuites judiciaires dont il fait l’objet ont été diligentées par un client de la banque. Le gouvernement considère donc que ce dossier relève exclusivement de la justice et ne saurait faire l’objet d’une médiation administrative ».
Face à la menace de paralysie du secteur bancaire et des assurances du 24 au 26 septembre, M. Bawara a rencontré les représentants syndicaux le 23 septembre. À l’issue de cette rencontre, il les a exhortés à reconsidérer leur mot d’ordre et à privilégier les discussions. Le communiqué souligne que « les conditions d’une grève régulière, pour les motifs spécifiques évoqués, n’étant pas remplies », le gouvernement invite les partenaires sociaux à la retenue et à l’esprit de responsabilité.






