Victoire Dogbé, ancienne Première ministre du Togo, a compté parmi les personnalités présentes au lancement, à Kigali, de l’African Academy for Women in Political Leadership, aux côtés de plusieurs figures du leadership africain comme Sahle-Work Zewde et Catherine Samba-Panza.Elle a retenu la portée de cette initiative consacrée au renforcement du leadership politique féminin sur le continent. En effet, pour elle, le leadership ne saurait se réduire à l’exercice d’une fonction ou à l’occupation d’un poste : il doit, avant tout, se mesurer à ses résultats et à sa capacité à produire des changements durables dans la vie des populations. Par conséquent, elle défend une conception du leadership fondée sur la transmission, car diriger ne consiste pas seulement à décider, mais également à ouvrir des voies à celles et ceux qui viendront après. Elle a ainsi invité les femmes à ne pas attendre que les portes s’ouvrent d’elles-mêmes, les encourageant à acquérir les compétences nécessaires, à s’engager et à investir les espaces où se construisent les politiques publiques. Son message tient en quelques mots : oser. Oser s’engager, se former et saisir les occasions de prendre.

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« L’avenir de l’Afrique ne s’écrira pas sans les femmes », a-t-elle conclu.

Notons que l’enjeu dépasse donc la seule représentation féminine : il s’agit de préparer une relève capable de prendre progressivement le relais et de contribuer, à son tour, à la transformation des sociétés africaines. Le lancement de l’African Academy for Women in Political Leadership, qui bénéficie notamment du soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de la Commission de l’Union africaine, du Réseau des femmes leaders africaines et de l’African School of Governance, entend précisément contribuer à cette dynamique.

SerAz

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