Les responsables des organisations syndicales et patronales de la presse privée du Togo ont signé la convention collective des journalistes et professionnels des médias
du Togo le vendredi 14 octobre à Lomé Cette convention est un document de
37 pages comportant 104 articles relatifs, entre autres, au salaire du journaliste établi en fonction d’une grille acceptée par les parties signataires ; les primes de transports, de rendement ; le profil de carrière et les exigences qui accompagnent les stages de formation professionnelle.
Outre, ces articles, d’autres recommandent qu’on tienne compte des qualificatifs académiques et professionnels. Les bénéficiaires de cet accord doivent être détenteur d’une carte de presse. Un moratoire d’un an est accordé à cette convention à compter de sa date de signature.
L’intérêt de la signature de cet accord est de permettre aux professionnels des médias de jouir pleinement de leurs droits sociaux et financiers en tant qu’employés des entreprises de presse.
Ce document est le fruit des négociations entre les Syndicats des journalistes et les patrons de presse.
Le ministre de la communication et des médias, Akoda Ayéwouadan a indiqué que
la signature de cet accord permettra aux différents acteurs de se conformer aux dispositions régissant la pratique de la presse au Togo. Il a réitéré la disponibilité de son département à accompagner le secteur afin que la presse puisse jouer pleinement son rôle de pratiquant de droit. Le ministre a rassuré les journalistes et les patrons de presse que le fond de soutien et de développement de la presse prévu par le code de la presse et de la communication sera rendu effectif dans un délai relativement cours.
Le directeur général du travail, Douamégno Komi Mawussi, s’est félicité de l’effectivité de cet accord qui pour lui est salutaire mais ne doit pas aboutir à des grèves illégales.
Le président du Conseil national des patrons de presse (CONAPP), Tchagnao
Arimiyao, a indiqué que l’importance du rôle des journalistes n’est plus à démontrer dans un Togo en quête permanente de paix, de sécurité et de consolidation des acquis démocratiques. « C’est pour cela que toute démarche visant à améliorer leur condition de vie et de travail est salutaire ; c’est à ce prix qu’ils contribueront efficacement au développement des entreprises médiatiques », a-t-il poursuivi. M. Tchagnao a précisé que, si la convention collective garantit la sécurité et le bien-être du journaliste au sein de la société où il exerce, elle devrait offrir logiquement des facilités aux patrons de presse pour relever les nouveaux défis sans doute contraignants qui s’imposent à eux. « S’il est normal que les patrons de presse soient placés devant leurs responsabilités ils doivent être aussi rassurés d’avoir les moyens de les assumer » a-t-il ajouté. Le président du CONAPP a, au nom de ses paires, lancé un cri de détresse pressant à l’Etat pour qu’il puisse jouer sa partition afin que cette convention collective réunisse les conditions effectives de son application avant l’expiration du moratoire. Le porte-parole des travailleurs, Alphonse Logo a appelé ses confrères au travail bien fait et au sens de responsabilité pour mériter les clauses de cet accord tant attendu. Il a émis le vœu que l’accord soit mis en œuvre dans un bref délai pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes. /MG/SED






