La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), a sensibilisé les chefs de juridiction sur leurs rôles et responsabilités dans la prévention et la lutte contre la corruption, le lundi 17 avril à Lomé. Ces séances d’échanges entre la HAPLUCIA et les chefs de juridiction s’inscrivent dans le cadre de la mission de prévention et de lutte contre la corruption que la HAPLUCIA a initié en vue d’envisager des approches de solutions visant à combattre ce phénomène qui n’épargne malheureusement pas le système judiciaire togolais. Les participants vont suivre des modules sur la « Présentation de la HAPLUCIA : son mandat, ses missions et ses réalisations » ; les « Rôles et responsabilités des chefs de juridiction dans la lutte contre la corruption », l’« Ethique et déontologie du magistrat et lutte contre la corruption », et la « Problématique des démarcheurs au sein de la justice : quelle approche stratégique de lutte contre le phénomène ? »

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Le président de HAPLUCIA, Aba Kimelabalo a rappelé qu’à l’instar des autres pays du monde, la corruption se manifeste au Togo sous diverses formes, notamment, par des pots de vin, des rackets, des extorsions de fonds, des détournements des deniers et biens publics, d’enrichissement illicite, d’abus de fonctions, de trafic d’influence et des fraudes de tous genres. Il a précisé que les conséquences désastreuses de la corruption sapent les économies et met en péril la paix et la sécurité des nations.

Le président a indiqué que pour les pays en développement, la corruption constitue un frein majeur au développement socio-économique et un obstacle à la démocratie et à la cohésion sociale. M. Aba a martelé qu’il est grand temps, de se poser certaines questions notamment « Que valent les réformes susmentionnées dans une société sans une justice équitable ? Quel doit être le rôle des magistrats que nous sommes dans la lutte contre ce phénomène ? »

Le directeur de cabinet du ministre de la Justice et de la Législation, Kadanga Tchalim a mentionné que la lutte contre la corruption et les infractions assimilées est un souci constant et permanent des autorités du pays. Le directeur de cabinet a ajouté que pour donner corps à cette préoccupation, le Togo s’est engagé dans un vaste plan de réforme aussi bien sur le plan législatif qu’institutionnel pour s’arrimer aux instruments juridiques internationaux en la matière. KYA/AJA

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