Niamey, Une réunion internationale sur la lutte contre le trafic des migrants, la traite des personnes et les crimes connexes se tient le vendredi 16 mars dans la capitale nigérienne, Niamey, avec la participation des ministres de l’Intérieur des pays de départ et ceux de destination des migrants, a-t-on constaté sur place.
Les ministres représentent les pays du G5 Sahel (Niger, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad, Mali), ainsi que la Libye, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Sénégal, tout comme ceux de l’Espagne, de la France et de l’Italie. Prennent part également à la réunion de Niamey des représentants de l’Union africaine
(UA) et de l’ONU.
L’objectif est de définir une stratégie commune pour lutter contre les réseaux de passeurs. Il s’agit pour les participants d’inspecter les voies et moyens appropriés en vue de lutter efficacement contre le fléau.
En marge de la réunion, le ministre français de l’Intérieur, Gérard Colomb, se rendra à Agadez, où il rencontrera la Mission Eucap Sahel Niger et l’Organisation internationale des migrations (OIM), selon le programme.
Le Niger, rappelle-t-on, fait partie des pays retenus pour abriter des « centres de tri » proposés par le président français Emmanuel Macron en vue d’examiner les dossiers des candidats à la migration vers l’Europe.
Pour juguler le phénomène de la migration vers l’Europe, M. Macron avait préconisé entre autres de délocaliser dans certains pays d’Afrique comme le Niger et le Tchad des centres où seront traitées les demandes d’asiles et où seront triés les réfugiés et les migrants. En dépit de la farouche résistance d’une frange de la population, notamment les autorités locales d’Agadez, principal point de transit des migrants d’Afrique, le centre a bien été installé dans cette partie du Niger. Le Niger, rappelle-t-on, est le pays de transit par excellence des candidats de l’Afrique noire à la migration vers l’Europe via la Libye.







