Le 9ème Congrès panafricain, prévu à Lomé dans les prochains mois, s’inscrit dans la mise en œuvre de l’Agenda 2021-2031 de la « Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine » de l’Union africaine. C’est le quatrième du genre sur le continent après les congrès de Dar-es-Salam (1974), Kampala (1994) et Johannesburg (2014). Une appropriation continentale du Congrès panafricain comme institution réunissant périodiquement la communauté africaine, après que les cinq premières éditions s’étaient tenues hors des terres africaines, qui se justifie par les visées émancipatrices et universalistes du mouvement panafricain ayant, dès la fin du XIXe siècle et surtout au XXe siècle, lutté aux côtés des mouvements de libération nationale anticoloniaux africains pour libérer toute une partie de l’humanité de l’impérialisme colonial.

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Tout l’intérêt du panafricanisme pour l’Afrique du XXIe siècle réside dans la prise de conscience renouvelée que c’est seulement en étant unie que l’Afrique peut véritablement prendre part à la gouvernance mondiale, comme l’a déjà souligné la première conférence ministérielle de l’Alliance politique africaine en mai 2023.

Le 9ème Congrès panafricain de Lomé, en réaffirmant la valeur du panafricanisme et en réunissant les communautés africaines en terre togolaise, contribue ainsi à assurer la continuité historique du mouvement.

SerAz

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