Face à la hausse du coût des intrants, à la volatilité des prix et aux effets du changement climatique, les représentants des 15 pays membres de l’Association des Producteurs de Coton Africains (AProCA) se sont réunis à Lomé, les 27 et 28 août 2026. Ce, à la faveur d’un atelier consacré au bilan de la campagne cotonnière 2025-2026 et à la préparation de la prochaine campagne. Objectif : renforcer leur capacité à négocier de meilleures conditions.

« Chaque année, on fait ce bilan pour voir la production globale, les hauts et les bas dans chaque pays. Et s’il y a un pays qui a un bon rendement, c’est le lieu d’expliquer ce qui l’a amené à avoir ces bons rendements pour que les autres puissent apprendre », a précisé Koussouwè Kouroufei, président de la Fédération nationale des groupements producteurs de coton du Togo (FNGPC), et président du Conseil d’administration de l’AProCA.

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Selon lui, la campagne 2025-2026 a donné des résultats différents selon les pays. Par exemple : 80 000 tonnes de coton graine pour le Togo, avec un rendement moyen de 1 068 kilos à l’hectare ; 500 000 tonnes pour le Mali, un résultat à la baisse pour ce pays grand producteur par rapport à la campagne passée qui tournait autour de 600 000 tonnes.

Pour la campagne 2026-2027, le niveau des prix des intrants, plus de 20 000 francs CFA, reste une préoccupation pour les producteurs qui, selon l’AProCA, sont de plus en plus exposés aux risques liés à la production.

L’assurance agricole apparaît comme une solution pour mieux les protéger face aux aléas climatiques. L’AProCA entend ainsi poursuivre le plaidoyer auprès des autorités en vue de préserver la rentabilité de la production, d’améliorer les revenus et de renforcer la résilience des producteurs africains de coton.

SerAz

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