Promouvoir la consommation des produits locaux, constitue l’objectif à atteindre des responsables de l’Organisation pour l’Alimentation et le Développement Local (OADEL).C’est donc dans la quête de l’atteinte de cet objectif qu’ils partent à la conquête du marché africain avec une politique d’incitation à la consommation locale, avec donc l’ambition de faire de ce projet, le levier du développement.
C’est dans cette perspective que le projet dont le thème « Promotion de la consommation des produits locaux pour soutenir la souveraineté alimentaire des pays africains » fut officiellement lancé mercredi passé devant la presse pour une durée de deux ans et visant à impliquer différentes structures d’acteurs concernés (producteurs-trices, transformateurs-trices, ONG….) du Burkina-Faso, du Mali et du Togo pour qu’ils élaborent des stratégies locales de promotion et adaptent les supports de communication déjà éprouvés par OADEL ou en s’inspirant d’autres outils.
Il est à noter que les acteurs de ces différents pays seront formés sur le thème « Communication et sensibilisation sur le consommer local pour atteindre une souveraineté alimentaire » afin de bien sensibiliser les populations.
Si au Burkina, ils vont travailler sur le soumballa et le beurre de karité, au Mali sur le riz étuvé et le fonio, au Togo l’énergie sera concentrée sur les produits de ChocoTogo et de Tanko Timati (entreprise Tanko food).Avec ses nombreux avantages pour les entreprises agroalimentaires qui éprouvent des difficultés à s’imposer sur le marché national et international, le projet initié par OADEL et le Groupe de réalisation de d’accompagnement pour le développement Suisse (GRAD-s) avec l’appui financier de la fédération genevoise de coopération permettra d’acquerir et de partager des expériences sur les stratégies marketing devant favoriser une meilleure commercialisation des produits locaux.
Depuis des années, rappelons-le, OADEL s’évertue à susciter auprès de la mémoire collective, le choix premier de recourir aux produits alimentaires locaux. Si au départ, elle était incomprise aujourd’hui elle est devenue une référence si non un précurseur de la pensée patriotique surtout en cette période de coronavirus où le recours aux produits et aux compétences endogènes est d’une évidence indiscutable pour toutes les nations.
Bertin.B






