Des acteurs de la commande publique se sont penchés sur le code d’éthique de juillet 2019. Conscients des réalités qui empêchent le bon déroulement des commandes publiques, ils ont eu à échanger autour du sujet ce 10 décembre 2020. La séance a eu lieu aussi bien en présentiel que virtuellement grâce aux réseaux sociaux. Une mesure prise en ces temps de pandémie du coronavirus pour limiter les contaminations. La rencontre est organisée dans la cadre de la journée internationale de lutte contre la corruption célébrée chaque 9 décembre.

A travers cette initiative, l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) veut contribuer à une meilleure compréhension et le respect des dispositions dans le processus de passation, d’exécution, de contrôle, de règlement et de régulation des contrats de la commande publique.
En effet, les marchés publics représentent une part importante de l’activité économique du pays et sont souvent et malheureusement caractérisés par la corruption et d’autres pratiques répréhensibles. Il arrive aussi que des personnes contournent les règles, jouent sur leurs relations afin de gagner des marchés au gré des méritants. Le gouvernement togolais a pris une longueur d’avance sur ces pratiques en mettant à la disposition des acteurs des textes régissant les contours des marchés publics.
Selon le directeur général par intérim de l’ARMP, Aftar Morou-Touré, l’adoption du code est un signal fort lancé par le gouvernement aux acteurs de la commande publique pour que la transparence soit la chose la mieux partagée en matière de gestion des marchés publics. Le code d’éthique et de déontologie dans la commande publique permet de renforcer la transparence et une meilleure gestion du denier public. « Elle constitue une couche supplémentaire destinée à assainir davantage le système togolais des marchés », précise le premier responsable de l’ARMP.
Pour une meilleure assimilation de ce code, une campagne de vulgarisation a été lancée. Ce code est composé de six chapitres déclinés en 58 articles. Il demeure la base de la commande qui oblige les autorités contractantes (ministères, institutions de la république et sociétés d’Etat) à garantir à tous les candidats les mêmes chances et des informations claires.






