L’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques au Togo (ANIAC-Togo) a présenté le bilan de ses activités 2022 et planifié l’année 2023, lors d’un point de presse, le jeudi 29 décembre à Lomé. Il ressort du bilan que l’ANIAC-Togo a assisté le gouvernement dans la conception et la mise en œuvre de la politique nationale sur l’interdiction et la destruction des produits chimiques. Il a initié des mesures législatives, réglementaires et administratives en vue de l’application effective de la Convention sur l’interdiction des Armes Chimiques (CIAC) adoptée, le 29 avril 1997 par la communauté internationale. L’ANIAC-Togo a aussi coordonné les actions des différents départements ministériels allant dans le sens de la maitrise des risques et menaces chimiques. Il a organisé des séances de sensibilisation et de renforcement de capacités des acteurs publics et privés sur les mesures de sûreté et de sécurité chimiques. L’ANIAC-Togo a également procédé à l’inspection des sites de stockage et d’utilisation de produits chimiques et toxiques. Conformément à ce cahier de charges, l’ANIAC-Togo a défini, courant cette année, 06 axes stratégiques prioritaires déclinés en 23 activités, dont 15 réalisées, en collaboration avec les différentes parties prenantes concernées par les activités chimiques.

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Ces activités ont été réalisées à travers des réunions, ateliers, des cours de base et

le renforcement des capacités de 13 membres de l’ANIAC-Togo issus respectivement de la Présidence de la République, la Primature, les ministères chargés des Affaires étrangères, des Finances, des Armées, de la Sécurité, de la Santé, de l’Environnement, de l’Agriculture, du Commerce, des Mines, de l’Enseignement supérieur et de la justice sur la Convention. Il y a eu aussi des ateliers de sensibilisation et de renforcement des capacités des acteurs portuaires et du milieu industriel sur les mesures de sureté et de sécurité chimiques et une réunion d’étude du projet de loi sur les armes chimiques à l’Assemblée Nationale.

Pour 2023, l’ANIAC-Togo envisage une prévention qui s’articule autour de 3 piliers à savoir : l’information, la sensibilisation et la lutte collective. A cet égard, il a interpellé toute la population à une synergie d’actions, agir en amont et en aval dans le contrôle de l’utilisation des produits chimiques et des explosifs au Togo. Surtout, Il se propose d’intensifier les activités de l’année 2023 sur la sensibilisation et le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans les circuits d’approvisionnement, de stockage et d’utilisation des produits chimiques au Togo.

Le président par intérim de l’ANIAC-Togo, Col Akpamoura Koffi a donné un aperçu de la CIAC. Il a indiqué qu’elle est un traité international qui interdit la mise au point, la production, l’acquisition, la conservation, le transfert et l’utilisation d’armes chimiques. Elle impose à ses 193 Etats parties, dont le Togo, une veille constante pour que les produits chimiques ne soient détournés à des fins terroristes ou criminelles. « Les risques et les menaces chimiques deviennent plus inquiétantes lorsqu’à côté de ces emplois d’armes chimiques, viennent s’ajouter les utilisations inappropriées de ces produits chimiques dans les domaines de l’industrie, l’agriculture, l’environnement, la santé et le commerce », a ajouté Col Akpamoura.

L’ANIAC-TOGO a été créée le 4 novembre 2015 par décret présidentiel. Elle est une structure de coordination et de supervision de toutes les activités liées aux produits chimiques. SED/MG

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