C’est applaudir ses propres chaînes.

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3. L’INSULTE DES LENDEMAINS

Que sont devenus nos héros ?  

Lumumba est cité le 30 juin et oublié le 1er juillet.  

Olympio est fleuri le 27 avril et inconnu le 28 avril. 

Nkrumah, Cabral, Ménélik* n’existent que dans les discours officiels des jours fériés.  

Le lendemain, qui revient dans nos rues, nos écoles, nos têtes ?  

De Gaulle. Léopold II. Napoléon. Bonaparte. Mitterrand. Chirac. 

Plus de 90% de nos avenues portent leurs noms. 100% de nos étudiants connaissent leurs batailles. 0% connaissent les résistances de Béhanzin ou de la Reine Nzinga.  

C’est une inversion morale. Une lèpre mentale.

C’est comme si un père demandait à ses enfants de célébrer chaque année les voleurs qui ont cambriolé la maison, et d’oublier le grand-père qui est mort en la défendant.  

C’est inadmissible. C’est anormal. Et nous le disons : c’est fini.

4. L’EXIGENCE DU MMLK : 

66 ans, c’est l’âge de la maturité. Un homme de 66 ans qui vit encore chez son bourreau n’est pas indépendant. Il est hébergé et sous contrôle 

Le MMLK exige donc :

1. l’Acte de décès symbolique de Berlin 1885* par les États africains.  

2. Que chaque pays remplace, d’ici 2028, 66 noms de rues coloniales par 66 noms de héros endogènes.* C’est le minimum de dignité.  

3. Que « 1 minute, 1 héros » devienne obligatoire dans tous les journaux télévisés et toutes les écoles dès la rentrée 2026.

4. Qu’une journée soit déclarée « Journée de la Mémoire Souveraine » dans toute l’Afrique.

Dans nos pays, on enferme nos héros dans les livres qu’on n’ouvre jamais, pour ne plus voir la vérité.  

Le MMLK ne fête pas l’indépendance. Le MMLK l’exerce.  

MMLK / La Voix des Sans Voix

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