Un colloque international sur la transition du Franc de la Communauté Financière Africaine (F CFA) vers l’Eco réunit, du 26 au 28 mai à Lomé, près de 200 personnalités de divers domaines d’Afrique et de l’Occident.
Les assises sont initiées par la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université de Lomé. Elles regroupent des économistes, des juristes, des politiques, des acteurs de la société civile, des opérateurs économiques et des étudiants. Cette rencontre intitulée : « Du F CFA à l’Eco : quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’Ouest ? » se déroule en présentiel et par visioconférence. Elle va permettre aux participants de réfléchir sur comment rendre possible la transition du F CFA vers l’Eco et sur l’urgence du développement de l’Afrique. Il s’agira de définir une feuille de route à soumettre aux Chefs d’Etats et de gouvernements de la CEDEAO pour les aider à prendre des décisions en faveur de la future monnaie communautaire. Les délégués vont échanger sur plusieurs axes, entre autres, « L’économie politique de l’Eco » ; « La convergence des économies de l’espace CEDEAO » ; Eco ; « Eco et perspectives développement » et « Des regards pluridisciplinaires ». Le rapport de 320 pages sur les enjeux et défis de la transition du F CFA à l’Eco sera soumis aux participants pour recueillir leurs contributions en vue de son enrichissement. Le premier jour, l’assistance a suivi un panel par visioconférence, animé depuis le Sénégal par le professeur de sciences économiques, Adama Diaw. Celui-ci a édifié l’auditoire sur les défis de l’intégration monétaire dans l’espace CEDEAO. La représentante du ministre de l’Enseignement supérieur, Prof. Kafui Kpégba a demandé aux participants de « s’attacher à cette réflexion bien au-delà de ces journées, d’apporter à notre communauté, ce, dont elle a besoin en terme économique et monétaire ». Le président du conseil scientifique du colloque, Prof. Kako Nubukpo a fait savoir que la mise en place d’une monnaie n’est pas un processus simple. Pour lui, « la monnaie n’a de crédibilité endogène que si elle véhicule le développement, la prospérité partagée pour les Etats ou institutions qui l’émettent ainsi que pour les citoyens qui l’utilisent ». Prof. Nubukpo a exprimé sa reconnaissance à tous ceux qui ont œuvré à la tenue de cette rencontre. L’ouverture des travaux s’est faite en présence de l’ancien Premier ministre du Bénin, Lionel Zinsou et des représentants d’institutions nationales et internationales. BV/KYA






