Plus de la moitié du financement du Projet intégré de développement urbain et de résilience pour l’emploi (Produire 2) sera destiné au Grand Toamasina. Sur les 225 millions de dollars de financement approuvés par la Banque mondiale, environ 125 millions de dollars devront financer la reconstruction d’infrastructures et de logements touchés par les catastrophes climatiques, renforcer la résilience urbaine et créer des conditions plus favorables aux investissements privés.
Approuvé en juillet 2026, le projet Produire 2 intervient à la fois dans le Grand Antananarivo et le Grand Toamasina. Selon le communiqué de la Banque mondiale, le programme de 225 millions de dollars vise notamment à renforcer la résilience des villes face aux risques climatiques, améliorer les infrastructures essentielles et créer davantage d’emplois. À Toamasina, l’intervention est présentée comme un programme de reconstruction et de résilience, notamment après les dégâts causés par le cyclone Gezani.
L’habitat constitue le principal poste de cette enveloppe, avec 60 millions de dollars destinés à environ 20 000 ménages. Le financement doit contribuer à la reconstruction de logements plus résilients face aux risques climatiques. 30 millions de dollars sont par ailleurs prévus pour les infrastructures publiques. S’y ajoutent 20 millions de dollars pour la résilience face aux inondations et aux enjeux environnementaux, ainsi que des financements destinés à l’appui technique et au renforcement de la gouvernance urbaine.
Le programme prévoit également un volet socio-économique avec un objectif de 15 000 emplois. L’ambition affichée est de ne pas limiter l’intervention à la reconstruction des infrastructures, mais de contribuer à la reprise de l’activité économique dans la principale ville portuaire du pays. Comme le souligne Fily Sissoko, directeur pays de la Banque mondiale pour Madagascar, les Comores, Maurice, Seychelles et Mozambique, “les investissements à Toamasina doivent aussi créer les conditions nécessaires au développement du secteur privé”.
Le directeur pays cite notamment le port, la logistique, l’agriculture et le tourisme parmi les secteurs présentant des possibilités de développement à Toamasina. L’objectif est de renforcer les infrastructures de base afin de faciliter les investissements et, à terme, la création d’emplois. L’approche doit notamment permettre d’améliorer l’accès à l’énergie, aux routes, à la santé, à l’éducation et à l’eau, autant de services considérés comme nécessaires au développement des activités économiques.
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