Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, s’est lancé dans une croisade pour raconter la véritable histoire de l’Afrique.
Pour lui, il y a principalement la formulation par l’Empire du Mali, dans l’Antiquité, d’une loi codifiée sur les droits humains dans sa constitution au XIIIᵉ siècle, bien avant d’autres civilisations. C’était plus de 500 ans avant la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen des Français. Malheureusement, l’Afrique ne reçoit jamais de crédit pour la Charte du Mandé. Les historiens expliquent que la Charte du Mandé, également connue sous le nom de Charte de KurukanFuga ou Constitution mandingue, est un document juridique et social datant du XIIIᵉ siècle dans l’Empire du Mali. Il définissait les principes régissant la société du clan malinké, en mettant l’accent sur l’harmonie sociale, le caractère sacré de la vie, l’éducation, la sécurité alimentaire et la protection de l’environnement.
S’exprimant lors de la conférence « London Conference: 125 YearsLater, Pan-Africanism and Dialogue on Reparation », tenue à la School of Oriental and AfricanStudies (SOAS) de Londres le 9 avril dernier, le ministre Dussey a martelé :“Pour cette raison, l’Afrique doit commencer à enseigner à ses enfants la vérité sur la Charte du Mandé, proclamée en 1236 à l’occasion de l’intronisation de Soundiata Keïta. Cette charte a posé les principes fondamentaux de gouvernance de l’Empire du Mali et se composait de 44 articles permettant d’organiser la vie sociale de l’empire dans la paix.”
A noter que la conférence de Londres s’inscrit dans le cadre des réunions préparatoires organisées au cours des deux dernières années en vue de préparer le 9ᵉ Congrès Panafricain, qui se tiendra à Lomé, au Togo, en décembre de cette année
SerAz






