Un séminaire national sur la dissémination des comptes nationaux de l’année 2015 s’est tenu ce vendredi 12 janvier au sazof, à l’intention des acteurs du système statistique national, des décideurs, des opérateurs économiques, des délégués des organisations de la société civile et des utilisateurs des données statistiques.

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La rencontre est initiée par l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED) avec le concours financier de l’Union Européenne (UE).

La finalité est de permettre aux participants de disposer d’une photographie détaillée sur les activités économiques menées sur le territoire national afin de se rendre compte du poids réel des entreprises du secteur informel dans le tissu économique dans la perspective de la revalorisation du Produit Intérieur Brut

(PIB) du Togo.

Aux termes de ces résultats, il ressort que l’activité économique a été marquée en 2015, entre autres, par la poursuite de l’exécution du Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA), la poursuite des travaux de réhabilitation et de construction des routes, la mise en exploitation du 3eme quai, d’un port de transbordement et d’une darse au Port Autonome de Lomé (PAL). Le PIB s’établit à l’occasion en valeur nominale à 2.471,8 milliards de francs CFA contre 2.259 milliards en 2014. En valeur réelle, il se chiffre à 2.000,7 milliards de FCFA en progression de 5,7% par rapport à son niveau de 2014.

Ces résultats indiquent également qu’à l’instar des années précédentes, le secteur tertiaire a occupé une place prépondérante dans le processus de création de richesse. Son poids dans le PIB réel est de 47,5% et sa contribution est de 3,1 points sur les 5,7% de croissance obtenue en 2015. Il est suivi des secteurs primaire (21,0%) et secondaire (17,4%). Le secteur informel a contribué à la formation du PIB à hauteur de 35,9% contre 39,3% en 2014.

Dans l’optique de la demande, la dépense de consommation finale s’est élevée à 1.870,9 milliards de FCFA en 2015 contre 1.744,2 milliards en 2014, soit un accroissement de 7,3%. La dépense de consommation finale totale représente 93,5% du PIB réel en 2015 contre 92,2% en 2014 et sa contribution à la croissance du PIB est de 6,7 points. Cette hausse est due à la progression de la consommation finale des ménages de 4,4% et celle des administrations publiques de 17,9%. La Formation brute du capital fixe (FBCF) est passée de 549,9 milliards de FCFA en 2014 à 627 milliards de FCFA en 2015 soit une progression de 14,0% et une contribution à la croissance du PIB réel de 4,1 points. Son poids dans le PIB réel est passé de 30,0% en 2014 à 31,3% en 2015.

Par rapport aux échanges extérieurs de biens et services, le solde en valeur courante passe de -407,3 milliards de FCFA en 2014 à -543 milliards de FCFA en 2015 traduisant ainsi une aggravation du déficit du solde de la balance commerciale.

Le directeur de cabinet du ministère de la Planification du développement, Edjéou Essoham a au nom de son ministre de tutelle exprimé sa reconnaissance à l’UE. Il a annoncé le démarrage dans un proche avenir de la collecte des données principales qui seront selon lui un atout majeur pour la migration de « notre système de comptabilité nationale (SCN) vers le SCN 2008 ».

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