Madagascar s’apprête à protéger son cyberespace. Un nouveau cadre juridique sur la cybersécurité est actuellement en cours de finalisation et devrait être publié très prochainement. C’est l’annonce faite par le ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, Mahefa Andriamampiadana, lors de l’ouverture du Symposium de la cybersécurité qui se tient depuis lundi à Alarobia. “Le processus touche presque à sa fin”, confie le membre du gouvernement

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Pour le gouvernement, la mise en place d’une véritable fondation pour la cybersécurité, adossée au Cyber incident response team (CIRT), est une priorité absolue. Cette évolution législative s’inscrit dans la suite logique des grands chantiers numériques déjà engagés dans le pays. “Dès lors que nous avons débuté la numérisation et la digitalisation, comme on le voit avec l’enrôlement biométrique, l’inclusion numérique doit suivre à travers l’extension des réseaux et l’amélioration des infrastructures”, explique le ministre.

Cependant, cette connectivité accrue comporte des risques. Avec le développement des infrastructures, la courbe du nombre d’utilisateurs va monter en flèche. Le membre du gouvernement a ainsi martelé qu’il devient indispensable et urgent de protéger les citoyens face aux menaces en ligne.

Ce futur arsenal juridique ne se contentera pas de fixer des grands principes,il posera des règles du jeu strictes et opérationnelles. “Une fois la loi sur la cybersécurité votée, les autorités s’attaquent à la rédaction des décrets d’application. Ces textes permettront de définir précisément ce qu’est un “incident de sécurité” et de cartographier les Organisations d’Importance Vitale (OIV), indique pour sa part Eric Rakotomaniraka, directeur général du CIRT. En effet, les OIV sont des structures publiques ou privées dont le blocage paralyserait le pays.

La future législation introduira également un volet répressif pour dissuader les cyberdélinquants et contraindre les acteurs à la vigilance. Eric Rakotomaniraka a tenu à rappeler la normalité de cette démarche sur le plan international.

“Dans la loi, lorsque les règles ne sont pas respectées, il y a ce qu’on appelle des sanctions. Madagascar n’est pas une exception, cela se passe ainsi partout dans le monde”, tient-il à rappeler. “En cas de non-respect des règles établies, des sanctions sévères seront appliquées, qu’elles visent les décideurs politiques ou les techniciens sur le terrain”, conclut le DG du CIRT.

Outre le volet juridique, le volet formation des experts en cybersécurité auprès des universités ou établissements supérieurs a été aussi évoqué. Avec tous ces projets, Madagascar espère instaurer un climat de confiance numérique, indispensable pour attirer les investissements et garantir une économie digitale sereine et sécurisée.

Pendant deux jours, des experts dans le domaine de la cybersécurité discutent bien évidemment les principaux enjeux dans ce domaine durant le Symposium sur la cybersécurité. C’est un événement organisé par le CIRT, avec l’appui technique de l’Unité de Gouvernance Digitale (UGD) et le financement du projet de gouvernement digitale et de la gestion de l’identité, avec le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications.

par2424.mg

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