Depuis le 23 mars 2026, et ce jusqu’au 31 mars, une mission d’évaluation du Comité contre le terrorisme des Nations unies, conduite par la Sous-Secrétaire générale de l’ONU, Nathalia Gherman est en visite au Togo. Elle intervient dans un contexte régional marqué par l’expansion des groupes armés dans le Sahel et leurs tentatives d’infiltration vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest. Il est question de mesurer la capacité réelle du Togo à faire face à la menace terroriste et identifier les failles du dispositif sécuritaire national. Certains observateurs estiment que l’enjeu réel se situe ailleurs : la capacité du pays à anticiper la menace plutôt qu’à la subir.
Pour rappel, depuis plusieurs années, le nord du Togo est exposé à des attaques et incursions de groupes armés venus des zones instables du Sahel. Les autorités togolaises veulent profiter de cette mission pour présenter les efforts réalisés ces dernières années, notamment en matière de renforcement du dispositif militaire, de surveillance des frontières et de coopération régionale. Toutefois, cette évaluation doit aussi permettre d’identifier les insuffisances et les besoins en assistance technique. Elle pourrait déboucher sur de nouveaux programmes de soutien sécuritaire, technologique et financier.
Les discussions portent notamment sur le cadre juridique, la justice pénale, la lutte contre le financement du terrorisme, la surveillance des frontières, l’utilisation des technologies dans la sécurité, la prévention de la radicalisation et la question des droits humains ; mais aussi sur l’intégration du genre dans les politiques sécuritaires.






