Qu’est-ce que c’est ?

Le paludisme est la plus fréquente des infections parasitaires observées dans le monde. C’est une affection fébrile aiguë due à des parasites transmis à l’homme. Cette maladie touche chaque année plus de 200 millions d’individus dans le monde1

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Transmission du paludisme

La transmission du parasite se fait par piqûre d’un moustique, l’anophèle femelle. De façon exceptionnelle, elle peut se faire par transfusion sanguine. La contamination interhumaine est possible, d’une femme infectée à son enfant par voie placentaire

Les différentes espèces de parasite en cause 

L’agent infectieux responsable est un parasite du genre PlasmodiumPlusieurs espèces de Plasmodium peuvent infecter l’homme. Elles se se trouvent dans des zones géographiques différentes :

  • Plasmodium falciparum : représente l’espèce la plus fréquente et surtout la plus dangereuse. On la trouve dans les zones tropicales et subtropicales du monde entier ;
  • Plasmodium ovale : sévit dans l’ouest de l’Afrique ;
  • Plasmodium vivax : sévit en Asie et en Amérique latine et dans certaines régions d’Afrique ;
  • Plasmodium malariae : plus rare que les espèces précédentes mais répandu dans le monde entier ; 
  • Plasmodium knowlesi : touchait initialement le singe mais reconnu responsable de quelques cas humain en Asie du Sud Est.  

Facteurs de risque du paludisme

Le parasite est présent dans toutes les régions intertropicales chaudes et humides, à l’exception des Antilles françaises, de Tahiti, de la Réunion et de la Nouvelle-Calédonie. L’ anophèle est absente des agglomérations urbaines d’Amérique du Sud et d’Asie du Sud-Est ainsi que des zones traversées par les circuits touristiques en Extrême-Orient.

Enfin, il a été décrit des cas de paludisme « d’aéroports » (moustique transporté dans la soute à bagage d’un avion en provenance d’un pays tropical, cas observé dans des pays à climat tempéré notamment en France).

Les manifestations cliniques graves observées dans certains cas sont liées à la multiplication rapide du parasite Plasmodium falciparum dans les capillaires (petits vaisseaux sanguins) du cerveau avec  anoxie (diminution importante de l’apport d’oxygène).

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